mercredi 24 juillet 2013

La maison de Nan



"Sur une étagère, il y avait une grosse pendule et des photos d'enfants, par dizaines. Certaines étaient simplement posées en équilibre contre le mur. Certaines, plus grandes que d'autres, et d'autres, derrière, que l'on ne voyait pas.
-Ce sont les enfants du refuge ?
.....
-Il y en a qui m'écrivent encore, aux anniversaires, à Noël...Ceux qui tournent mal ne m'écrivent pas.
...
-J'ai cousu le nom de tous ces enfants dans mes robes.
Elle m'a montré. Il y avait là, pendues sur des cintres, une cinquantaine de robes lourdes et noires, toutes semblables. C'était avec ce robes qu'elle allait braver les tempêtes..."

(extraits de Les Déferlantes, pages 314 et 315)

Avant d'être vieille et de coudre les linceuls pour les morts, avant d'être folle, Nan était jeune et belle. Théo l'appelait Florelle...Maintenant elle cherche sur la grève, ramasse, regarde...J'ai rêvé de me glisser dans le livre, dans la grande maison de Nan, dans celle de Théo, de réunir ces deux-là et d'un coup de baguette magique....
Ce n'est pas une histoire triste tout au contraire, elle est forte, dense et à la fois limpide, sauvage comme les vagues ...Faire le "cabinet de curiosités" de ce livre est à la fois un défi et un désir de prolonger l'aventure...de la revivre de l'intérieur...L'autre défi sera de ne rien acheter, de faire comme Florelle.

Je suis allée jusqu'à la grève de Kérarzic et j'ai trouvé une ruine...je suis sûre que c'est la maison de Nan.

(Atelier de Françoise et Céline, 1° épisode)

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